Mener un entretien avec ses grands-parents : un guide pratique

Une liste de bonnes questions ne suffit pas si la conversation elle-même ne fonctionne pas. Voici comment te préparer, comment poser tes questions, et comment gérer les silences et les émotions.
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Une femme âgée feuillette pensivement un album photo, symbolisant une conversation paisible avec ses grands-parents

La meilleure liste de questions ne sert pas à grand-chose si la conversation elle-même ne fonctionne pas. Un entretien avec ses grands-parents n'est ni un interrogatoire ni un examen, c'est une conversation avec quelques règles supplémentaires. Ce guide montre ce qui compte vraiment, de la préparation jusqu'à la conservation des réponses.

La bonne préparation

Un endroit calme et du temps sans rendez-vous après font plus la différence que n'importe quelle question habile. Télévision éteinte, téléphone rangé, idéalement seulement à deux. À trois ou quatre, on obtient souvent des réponses plus polies, mais plus courtes.

Il est utile de choisir à l'avance deux ou trois questions, plutôt que d'improviser sur le moment. Le catalogue de questions pour les grands-parents complet est un bon point de départ, mais il n'a pas besoin d'être traité en entier.

Des questions ouvertes plutôt qu'un interrogatoire

Les questions auxquelles on peut répondre par oui ou non referment une conversation au lieu de l'ouvrir. « Est-ce que c'était dur à l'époque ? » mène rarement loin. « À quoi ressemblait une journée normale chez vous ? », en revanche, presque toujours.

Tout aussi important : demander des scènes plutôt que des années. Pas « Quand es-tu allé à l'école ? », mais « Quelle odeur avait ta salle de classe ? » Des impressions sensorielles concrètes font ressurgir des souvenirs qui n'ont pas été racontés depuis des décennies.

Supporter le silence

Après une question, il se crée souvent une pause qui semble longue. Le réflexe est de relancer rapidement ou de poser la question suivante. Il vaut mieux supporter le silence. Souvent, après quelques secondes, vient la phrase vraiment importante, celle qui n'aurait sinon jamais été dite.

Quand ça devient émouvant

Certains souvenirs sont beaux, d'autres pesants. Quand un sujet touche ou pèse visiblement, il suffit de demander si l'on souhaite continuer à en parler, plutôt que d'enchaîner automatiquement. Un « On peut aussi en reparler plus tard » est tout à fait acceptable et enlève de la pression à la conversation.

Plusieurs courtes conversations plutôt qu'un long entretien

Une seule longue conversation dépasse presque toujours, aussi bien celui qui raconte que celui qui écoute. Plusieurs courtes conversations réparties sur plusieurs semaines fonctionnent mieux, parfois une seule question l'après-midi, parfois une heure entière le dimanche. Ainsi, raconter reste volontaire au lieu de devenir une corvée.

Comment conserver la conversation

Des notes valent mieux que rien, mais ce qu'il y a de plus précieux dans une telle conversation, c'est la voix : le ton, le rire, la courte pause avant une phrase importante. Avec e-mem, c'est exactement ce qui peut être conservé. Plutôt que de préparer toi-même des questions et de manipuler un enregistreur, tes grands-parents répondent à des questions structurées directement dans le navigateur, à leur propre rythme.

Pour ceux qui préfèrent commencer par écrit, le questionnaire à imprimer propose les mêmes questions avec de la place pour des réponses manuscrites.

Le premier pas compte plus que la préparation parfaite

Aucune conversation avec les grands-parents ne se déroule comme prévu, et c'est très bien ainsi. Plus important que n'importe quelle technique : se lancer, tout simplement. Les réponses recueillies peuvent ensuite être commandées comme livre audio personnel sur une clé USB ou dans un cadre photo, un cadeau pour les grands-parents qui prend de la valeur chaque année.

Questions fréquentes

Combien de temps devrait durer une conversation avec ses grands-parents ?
Vingt à trente minutes constituent un bon repère. Au-delà, cela devient vite fatigant, en dessous, cela suffit rarement pour plus qu'une réponse superficielle. Plusieurs courtes conversations valent mieux qu'une seule longue.
Et si les grands-parents n'aiment pas raconter ?
Les questions concrètes sur le quotidien et le métier fonctionnent presque toujours mieux que l'invitation à raconter sa vie de façon générale. De vieilles photos ou une recette préférée, en guise d'entrée en matière, aident aussi souvent plus qu'une question directe.
Dois-je enregistrer toute une vie d'un seul coup ?
Non. Le mieux est de procéder par étapes, réparties sur plusieurs semaines ou mois. Avec e-mem, on peut répondre à chaque question séparément, de sorte qu'une histoire de vie complète se construit peu à peu.

Conserve ta propre histoire familiale

Avec e-mem, tu enregistres l'histoire de vie de tes proches par sections, guidé par des questions préparées, sans connaissance technique requise.

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